Pour un oui ou pour un non — Nathalie Sarraute
Pour un oui ou pour un non est une théâtre — pièce contemporaine de Nathalie Sarraute publié·e en 1982, au programme du bac de français 2026 (1re générale). Le parcours associé est « Théâtre et dispute ». L'œuvre est étudiée pour le commentaire, la dissertation et l'oral.
Une amitié explose à cause d'un « bien…ça ». Sarraute fouille les sous-conversations, les non-dits qui font tout déraper. Tu vas comprendre cette pièce déconcertante et savoir comment l'aborder au bac, parcours « théâtre et dispute ».
Qui a écrit Pour un oui ou pour un non et quand ?
Pour un oui ou pour un non de Nathalie Sarraute (1982) fait partie des œuvres au programme officiel du baccalauréat de français pour la session 2026 (1re générale). Le parcours associé est : Théâtre et dispute.
Comment lire Pour un oui ou pour un non pour le bac ?
Nathalie Sarraute et le Nouveau Roman
- Nathalie Sarraute (1900-1999) : née en Russie, de langue française, avocate puis écrivaine.
- Le Nouveau Roman (années 1950-1970) : refus du roman traditionnel (personnages, intrigue, psychologie).
- Les tropismes (1939, son premier livre) : mouvements psychologiques infimes, pré-langagiers.
- Œuvres majeures : Tropismes (1939), Portrait d'un inconnu (1948), Les Fruits d'or (1963).
- Pour un oui ou pour un non (1982) : pièce de théâtre, sa forme dramatique la plus accomplie.
- Le sous-dialogue : ce qui se dit sous les mots apparents, concept central de son œuvre.
Les tropismes sont des mouvements infimes qui se jouent sous les mots. (Sarraute)
Ce n'est pas ce qu'on dit qui compte, c'est ce qu'on ne dit pas. (interprétation de l'œuvre de Sarraute)
La pièce : contexte, date, réception
- Publication en 1982 (Gallimard) : Sarraute a 81-82 ans, œuvre de la maturité absolue.
- Texte minimaliste : fonctionne sans décor ni costumes lourds, parfaitement adaptable à la radio aussi.
- Structure : une seule scène continue, sans actes ni scènes formels.
- Personnages : H1 (l'offensé) et H2 (celui qui a dit 'c'est bien, ça'), plus H3 et F (couple voisin appelé en témoins).
- Réception : succès durable, pièce régulièrement rejouée, au programme depuis les années 2000.
- La pièce dure moins d'une heure mais concentre une densité psychologique extrême.
Cette pièce est un chef-d'œuvre de brièveté et d'intensité. (critique de la première)
En moins d'une heure, Sarraute démonte les mécanismes de la violence ordinaire. (critique)
L'argument de la dispute : 'c'est bien, ça'
- La cause apparente de la rupture : H2 a dit 'c'est bien, ça' avec le mauvais ton.
- L'infime : une nuance de ton, un accent, une légère condescendance, voilà le déclencheur.
- H1 a tout ressenti : la condescendance, le mépris voilé, la mise à distance.
- H2 ne comprend pas : pour lui, 'c'est bien, ça' était un compliment sincère.
- L'incompréhension mutuelle : deux perceptions d'un même événement radicalement différentes.
- Sarraute choisit l'infime : ce qui semble dérisoire révèle des profondeurs insoupçonnées.
C'est bien, ça. (la phrase déclencheuse, prononcée avec le mauvais intonation)
Pour un oui ou pour un non, le titre dit que la dispute porte sur rien et sur tout. (lecture)
Les tropismes au théâtre : mouvements intérieurs
- Tropisme : mouvement psychologique infime, instinctif, déclenché par une sensation ou une parole.
- Le terme vient de la biologie : mouvement d'un organisme en réponse à un stimulus.
- Sarraute transpose en psychologie : nos réactions intimes, avant la pensée consciente.
- Dans la pièce : le 'c'est bien, ça' déclenche un tropisme d'humiliation chez H1.
- Le sous-dialogue : le texte dit ce que les tropismes produisent, la violence sous les mots polis.
- Le théâtre comme lieu idéal pour les tropismes : la présence des corps amplifie le ressenti.
Les tropismes sont des mouvements qui se déroulent au-dessous de la conscience (Sarraute, L'Ère du soupçon)
Sous chaque parole banale se cache un monde de réactions infimes. (interprétation de Sarraute)
Les personnages sans nom : H1, H2 et les autres
- H1 et H2 : deux hommes amis de longue date (le 'H' = homme dans la nomenclature de Sarraute).
- Absence de noms propres : choix délibéré pour universaliser le conflit.
- Les autres personnages (H3 et F) : couple voisin convoqué comme témoins, ils prennent parti.
- Interchangeabilité possible : qui a tort ? qui a raison ?, le texte refuse de trancher.
- La mise en scène minimaliste : pas de décor obligatoire, voix et corps suffisent.
- Universalité du conflit : chacun peut se reconnaître en H1 ou H2.
H1 et H2 : des initiales pour dire que ce sont des hommes, n'importe lesquels. (note de mise en scène)
Cette pièce parle de tout le monde. (réception de la pièce)
Comment réviser cette œuvre concrètement ?
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Questions fréquentes sur Pour un oui ou pour un non
Qui a écrit Pour un oui ou pour un non ?
Pour un oui ou pour un non a été écrit·e par Nathalie Sarraute et publié·e en 1982.
Quel est le parcours associé à Pour un oui ou pour un non au bac de français 2026 ?
Le parcours associé est « Théâtre et dispute ». C'est l'angle de lecture imposé par le programme officiel pour le commentaire et la dissertation.
À quel objet d'étude appartient Pour un oui ou pour un non ?
Pour un oui ou pour un non relève de l'objet d'étude « Théâtre — pièce contemporaine » au programme de 1re générale 2026.
Comment réviser efficacement Pour un oui ou pour un non pour le bac ?
Lis l'œuvre en entier, identifie 8 à 10 passages-clés à commenter, mémorise 3 citations courtes utilisables en dissertation, et relis le parcours « Théâtre et dispute » pour orienter ton analyse. L'app Euphémisme propose des leçons gratuites par chapitre.
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